LE BIEN COMMUN I

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    PANNEAU I 2017

    Le bien commun est ce qui désigne  le bien partagé par les membres d’une même communauté,

    au sens spirituel et moral du mot aussi bien qu’au sens matériel et pratique..

    LE BIEN COMMUN 1930-1960

    [1929 : le déclenchement de la crise en France

    « Si la France semble tout d’abord épargnée par la crise économique qui frappe de plein fouet les États-Unis dès 1929, il n’en va pas de même au cours des années suivantes : subissant les effets de la dévaluation de la livre sterling survenue en septembre 1931, le pays doit faire face à une baisse des prix et à un ralentissement de la production agricole et industrielle, tandis que réapparaît le déficit budgétaire. Mais la crise revêt un visage différent en France. D’une part, elle s’est manifestée tardivement, car les structures archaïques de l’économie française, fondées sur la petite entreprise, et la faiblesse des investissements étrangers ont permis à la France de demeurer un temps à l’abri du marasme mondial.

    La Retraite Ouvrière Paysanne, créée en 1910 ,disparaît avec la crise.

     La crise française se traduit par une paralysie progressive, mais tout aussi grave, de l’activité économique ; paralysie qui se

    prolonge jusqu’en 1939 alors que les autres pays connaissent une certaine reprise ».

    Le Front populaire est une coalition de partis de gauche de 1936 à 1938 qui met en place:
    – les congés payés (15 jours),
    – la réduction du temps de travail avec la semaine de quarante heures et l’établissement des conventions collectives.
    Politique économique et sociale.
    7 juin 1936 : les accords de Matignon signés par la CGT et le patronat, à l’initiative du gouvernement mettent en place, entre autres, le droit syndical, et prévoient une hausse des salaires de plus de 7 à 15 % selon les branches professionnelles, soit environ 12 % en moyenne sur toute la
    France. Quelques jours plus tard les congés payés (2 semaines) sont instaurés, et la semaine de travail passe de 48 à 40 heures.

    29 juillet 1936 : la retraite des mineurs.
    7 août 1936 : les nationalisations, dans l’industrie aéronautique, d’armement puis dans les chemins de fer (naissance de la SNCF en 1937).
    28 août 1936 : loi sur les allocations chômage.
    28 août : un budget de 20 milliards de francs pour de grands travaux. Un Office national interprofessionnel du blé (actuel Office national interprofessionnel des grandes cultures) a pour charge de soutenir les prix payés aux agriculteurs, très durement touchés par la crise.
    La politique d’électrification des communes rurales, très énergique dans les années 1920 sous Henri Queuille, est reprise.

    Éducation, sports et loisirs
    La scolarité obligatoire est portée dès 1936 à quatorze ans, les passerelles entre l’enseignement primaire et les lycées sont multipliées.
    Les collections des grands musées sont enrichies et leurs tarifs réduits pour les gens modestes.
    Le CNRS est une création du Front populaire. (L’ENA sera créé en 1945 par Michel Debré sur un projet de Jean Zay, projet qui n’a pas pu voir le jour à cause de la guerre).

     

    La commune de Sainte-Foy-la-Grande  poursuit son programme d’adduction d’eau, d’électricité ? d’assainissement et d’amélioration de la cité.

    1928  la ville engage un surveillant de baignade pour la plage

    1931 création du syndicat d’initiative

    1932 lancement des travaux du jardin public et de la résidence avenue Faucher

    Bertin-Rouleau Pierre est élu maire le 18/15/1935 avec messieurs : Dagassan Louis, Beauduc Alfred, Barat, Baraton, Vigouroux, Vincent Abel, Seuve, Pomport, Grenouilleau, Bertholomé, Chor Georges, Malgat, Joseph, Chambon, Salavert, Teyssandier, Clary, Marzelle, Rejett, Sergenton.

     

    Saint Vivien

    Montcaret

    Dès 1932 avec la cave de Saint Émilion la viticulture se structure contre la fraude, pour la mutualisation de la production et de la commercialisation.
    En 1935 s’ouvrent les caves de : Montcaret, Saint Vivien, Port Sainte Foy, Gensac, Flaujagues, Landerrouat.
    En 1939 Carsac de Gurçon, Villefranche de Lonchapt, Saussignac, Duras, Cazaugitat.
    Entre 1939 et 1945 : Le Fleix et La Roquille.
    Le départ des hommes à la guerre féminise les Assemblées Générales des caves. Dès 1941 la cave de Générac (Blayais) accorde le droit de vote aux femmes.

    Gensac

    Landerrouat

    Les Lèves

    Carsac de Gurçon

    Villefranche de Lonchat

    Sigoulès

    La culture du tabac nécessite beaucoup de main d’œuvre dans une multitude de petites propriétés jusqu’à la déclaration de guerre. Elle se structurera après 1945 avec l’expansion de la production
    organisée par le gouvernement.

    1934 : fondation de l’UNSA (Union nationale des Syndicats agricoles) qui par anticommunisme, s’oppose au Front Populaire.

     

    Bergerac 1936   

                                                                                        

     

     

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    PANNEAU II 2017

    Le bien commun est ce qui désigne  le bien partagé par les membres d’une même communauté,

    au sens spirituel et moral du mot aussi bien qu’au sens matériel et pratique..

    LE BIEN COMMUN 1930-1960

    La guerre 1er septembre 1939
    Le parti communiste est mis hors la loi par gouvernement Daladier en septembre 1939 suite au pacte germano-soviétique.La drôle de guerre
    Le gouvernement vote le 10 juillet 1940 les pleins pouvoirs à Pétain.

    Le Général Charles Huntziger, signataire au nom de la France de l’Armistice du 22 juin 1940 à Rethondes, est nommé secrétaire d’état à la guerre dans le gouvernement de Vichy. Il est un des signataires du statut des Juifs du 3 octobre 1940.Loi 17 juillet 1940 : nul ne peut être employé dans les administrations s’il ne possède la nationalité française à titre originaire comme étant né de père français.

    La légion française des combattants est mise en place par une loi du régime de Vichy le 29 août 1940. C’est la fusion de toutes les associations d’anciens combattants en une seule organisation dont le but est de d’assurer la collaboration des anciens combattants à l’action des pouvoirs publics et du gouvernement. Il convient de noter que tous les anciens combattants ne rejoignent pas la légion. En 1942, est créé par Joseph Darnand, le service d’ordre légionnaire rattaché dans un
    premier temps à la légion. Puis en janvier 1943 la Milice française qui intègre dans ses rangs le service d’ordre légionnaire.

    Loi du 3 octobre 1940 : elle interdit aux juifs l’accès et l’exercice des fonctions publiques. Le
    Général Émile Laure devient secrétaire général du cabinet du Maréchal Pétain à compter du 15 novembre 1940 dans le gouvernement de Vichy.

    2 décembre 1940 : création de la Corporation Paysanne par Vichy.
    L’école publique enseignera « les devoirs envers Dieu, les valeurs spirituelles, la patrie, la civilisation chrétienne. »
    Création de la carte d’identité nationale.
    Mars 1941 : création du Service Civique Rural.
    La Police nationale est créée le 23 avril 1941
    La fête des mères.
    Uniformisation de panneaux du code de la route.
    L’accouchement sous X.
    Le salaire minimum.
    La non assistance à personne en danger….

    28 mars 1936 le Conseil Municipal adopte à l’unanimité une motion pour le droit de vote des
    femmes.
    4 septembre 1939 arrivée des réfugiés qu’il faut nourrir, soigner, éduquer et loger. La municipalité crée un Comité de la Guerre et un Comité d’Accueil.
    Le gouvernement Pétain dissout les conseils municipaux communistes. Les maires seront nommés par l’état dans les communes de plus de 2 000 habitants. Bertin-Rouleau est reconduit dans ses fonctions. Conseillers : Petit, Barrière,Castanet, Courolle, Audat, Fournier, Garrau-Fonneuve, Grenouilleau, Inaudière, Jeanblanc, Vigouroux, Vircoulon Edmond, Fort, Pique, Guiraud, Dagassan, Meynard. (Manque 3 noms.)

    Les associations locales :
    Le Comité Foyen de la Croix-Rouge, créé en juin 1939, mène son action sur les cantons de Sainte-Foy-la-G Grande, Pellegrue et Pujols en faveur des pauvres, les prisonniers de guerre et les STO. 

    Les J.C.F (Joyeux Cadets Foyens) sont créés le 25 mai 1942 en remplacement du patronage et dirigé par l’abbé Nicau. Quatre de ses membres sont Croix de Feu. Un autre assiste à des réunions du Service d’Ordre de la Légion ; un autre fait de la propagande pour le S.O.L. (Service d’Ordre de la Légion). En 1943, deux de ses membres adhèrent à la milice, un autre s’engage dans les Groupes Mobiles de Réserve (G.M.R). A la fin de 1943 puis au début de 1944, deux dames, épouses de miliciens et adhérentes de la milice, entrent au comité. Des fêtes sont organisées au profit des prisonniers.
    En juillet 1942, le comité décide que la chorale et le groupe de Jazz participeront « à la fête organisée par la légion de Sainte-Foy le 16 août ». Une messe mensuelle est chantée par la chorale. Une soupe est distribuée régulièrement aux « indigents ». Le comité tient sa dernière réunion le 9 mars 1944.
    Le Stade Foyen : septembre 1940, le terrain de Mourennes est envahi par la troupe repliée.  Le Stade Foyen organise des matchs de rugby au profit de ses prisonniers ou du Secours National de Sainte-Foy.

     

    La chorale l’Avenir, créée vers le mois d’octobre 1938 par Joseph Bonnemaison, donne des concerts réguliers au profit des prisonniers.
    L’Oeuvre du Colis aux Prisonniers est présidée par Madame Garrau-Fonneuve.
    Le Secours National est réactivé par décret du 19 octobre 1939. Un autre décret, en date du 23 juillet 1940 lui attribue le produit issu de la liquidation des biens des Français déchus de leur nationalité. Le décret du 4 octobre 1940, lendemain de la promulgation du premier « statut des Juifs », place le Secours National sous la haute autorité du maréchal Pétain.
    La Légion Française des Combattants (organisation vichyste des anciens combattants, créée le 29 août 1940 présidée par le maréchal Pétain). L’Etat français lui assigne comme mission de « régénérer la Nation, par la vertu de l’exemple du sacrifice de 1914-1918 » .
    Fin 1939, le Secours National aide les réfugiés, organise l’envoi de colis aux prisonniers.
    La section foyenne de la Légion Française des Combattants se radicalise en 1942 : le Service d’Ordre de la Légion prône le racisme et la collaboration. Le 5 janvier 1943, le S.O.L. devient la Milice.

    La Goutte de Lait Distribue du lait aux jeunes mamans et enfants.

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    PANNEAU III 2017

    Le bien commun est ce qui désigne le bien partagé par les membres d’une même communauté,
    au sens spirituel et moral du mot aussi bien qu’au sens matériel et pratique..
    LE BIEN COMMUN 1930-1960

    …La visite médicale à l’école,
    – Les appellations d’origine contrôlées,
    – l’Ordre des médecins, l’ordre des architectes,
    – Les Comités d’Entreprises,


    Loi du 6 janvier 1941 : syndicats professionnels, associations péri et post scolaires laïques, la Ligue de l’Enseignement sont dissous.
    Les écoles normales d’instituteurs qui sont considérées comme les séminaires malfaisants de la démocratie et qui produisent des instituteurs imbus de sciences de laïcité et de socialisme sont remplacées par les instituts de formation professionnelle.
    Le 1er janvier 1942, Jean Moulin est le représentant du général de Gaulle afin d’unifier l’ensemble des mouvements de Résistance. En juin, il met en place un « Comité des experts » chargé depenser la synthèse des projets politiques pour l’après guerre.

    L’unification se produit un an plus tard, le 27 mai 1943, lors de la première réunion du CNR à
    Paris.

    Le Conseil national de la Résistance (CNR) : dirige et coordonne les différents mouvements de la Résistance intérieure française, toutes tendances politiques comprises.
    Le programme, adopté en mars 1944, prévoit un « plan d’action immédiat » (actions de résistance), mais aussi des « mesures à appliquer dès la libération du territoire » (une liste de réformes sociales et économiques).

    Septembre 1940 le gouvernement de Vichy abroge les interdictions faites aux congrégations, les crucifix apparaissent dans les écoles publiques. Les bourses deviennent accessibles aux éléves du privé.
    22 novembre 1940 : les Dames Laïques et le Patronage Laïque adhérent pour survivre à l’Association Nationale des Œuvres Scolaires et Périscolaires de l’Enseignement Public et au Comité Départemental de Secours populaire
    Avec la loi du 13 août 40 la loge maçon-
    nique foyenne est mise sous séquestre.

    3 juin 1940 : le pont saute. Il est remplacé par un pont de bateaux construit par le
    Génie puis par un pont sur pilotis inauguré fin novembre et emporté par une crue le 13 décembre 1940. Il sera réparé en février 1942.

    Juillet 1940 : les cantons de Sainte-Foy et de Pujols sont rattachés à la Dordogne.
    Les réfugiés rentrent chez eux.

     

    – Séance du 11 mars 1941
    «[…] Le Maire remercie ses collaborateurs des efforts faits en commun. Il leur demande dans les circonstances exceptionnelles un geste ultime de collaboration.
    Le général d’armée Laure secrétaire du maréchal Pétain fera à Ste Foy le samedi 15 mars l’honneur d’une visite aux légionnaires. »

    La rue de la République est rebaptisée rue du Maréchal Pétain, la place Jean Jaurès devient place de Verdun.
    le 12/4/1941 le Conseil Municipal se rallie au maréchal Pétain.
    – Réunion extraordinaire du 30 août 1941
    « À l’occasion du premier anniversaire de la légion française des combattants, le général
    Huntziger, ministre secrétaire d’État à la guerre, a délégué pour le représenter officiellement à Ste Foy la Grande son chef de cabinet civil, Monsieur Jean Labusquière à dix huit heures dans la salle de délibération de l’Hôtel de Ville, en présence du président cantonal et du comité local de la légion Française des combattants. Le conseil municipal réuni, Monsieur Jean Labusquière, a été officiellement reçu par la Municipalité.»

     

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    PANNEAU IV  2017

    Le bien commun est ce qui désigne  le bien partagé par les membres d’une même communauté,

    au sens spirituel et moral du mot aussi bien qu’au sens matériel et pratique..

    LE BIEN COMMUN 1930-1960

    «  MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

    Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

    1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

    2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration …
    …- l’établissement de la démocratie la plus large par le rétablissement du suffrage universel ;
    – la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression…
    – la liberté de la presse…26 août et 30 septembre 1944 organisation de la presse, interdiction des concentrations;
    – la liberté d’association, de réunion et de manifestation…
    – l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi…

    5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :
    a) Sur le plan économique :
    Instauration d’une véritable démocratie économique et sociale…
    – une organisation rationnelle de l’économie…
    – l’intensification de la production nationale…
    Le retour à la nation des grands fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques »

       

    Séance du 17 mars 1943
    «[…] Départ des jeunes pour l’Allemagne.
    Monsieur le Maire expose au conseil dans quelles conditions se sont déroulées les opérations de recensements et d’envoi de jeunes en Allemagne. Il indique les mesures qui ont été prises en
    faveur des jeunes avant leur départ, et celles qui seront prises en faveur de ceux qui sont restés : création d’un fichier, aide aux parents dans le besoin etc…
    Le conseil approuve toutes ces mesures.
    Monsieur le Maire donne lecture d’une lettre de Monsieur le sous-préfet, marquant sa satisfaction des initiatives citées ci-dessus.[…] »

    De nombreux juifs vivent dans une semi clandestinité en pays foyen.

     

     

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    PANNEAU V  2017

    Le bien commun est ce qui désigne  le bien partagé par les membres d’une même communauté,

    au sens spirituel et moral du mot aussi bien qu’au sens matériel et pratique..

    LE BIEN COMMUN 1930-1960

    « – le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
    – le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.


    b) Sur le plan social :
    – le droit au travail et le droit au repos…
    – un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
    – la garantie du pouvoir d’achat national…


    la reconstitution d’un syndicalisme
    indépendant…
    – un plan complet de sécurité sociale…
    – la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier…

    – le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les
    victimes de la terreur fasciste.
    c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.
    d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture… »

    Novembre 1942 toute la Franc est occupée.

    Une première insurrection à partir du 6 juin 1944
    8 juin 1944 le pont saute


    11 juin 44 proclamation de la IV République à la mairie de Sainte Foy par le groupe Martin de Gardonne.
    17 juin destruction du pont de chemin de fer
    Le 14 juin 44 Ste Foy déclarée ville ouverte à cause des forces allemandes nombreuses (la 11ème Panzer arrive le 18 juin).
    Les combats pour la libération de Ste foy ont lieu du 14 au 20 août 1944

    Jean Blondel, maire de St André et Appelles, fusillé le 8 août 1944 par les allemands pour avoir recouvert le cercueil d’un résistant du drapeau français .

    10 septembre création du comité de Libération : administrer provisoirement la commune, assurer le ravitaillement, ouvrir les dossiers des collaborateurs et miliciens.
    Le Comité de la Libération déchoit le conseil municipal et arrête le maire Bertin-Rouleau, demandant le renvoi de 5 élus.
    Le conseil municipal assure l’intérim jusqu’aux élections. Le Préfet impose la présence de la plus part des conseillers sortants.
    13 janvier 1945 : Le Maire Bertin-Roulleau est contesté dans le droit d’adresser, sous sa signature, un ordre du jour de confiance au Général de Gaulle.
    « Hier il encensait Pétain, aujourd’hui il félicite de Gaulle »
    Le conseil municipal à l’unanimité demande à l’autorité administrative de prononcer la révocation du Maire.
    20 janvier 1945 : Le maire Bertin-Roulleau est démissionnaire.
    Mise à jour des traitements administratifs, primes de libération, secours financier à une veuve .


    Subventions : Centre d’entraide prisonniers et déportés, Centre d’entraide aux travailleurs Français en Allemagne, Caisse des écoles publiques pour la cantine, Soupe populaire, Remboursement de bâches, Budget service vicinal.
    Suppression de l’octroi, dénomination des rues.
    La rue de la République remplace la rue du maréchal Pétain.
    La place Jean Jaurés succède à la place de Verdun.
    Nomination de la rue Faucher.
    Le maire Bertin-Roulleau se suicide le 28 janvier 1945.

    la crue de novembre 1944

    31 janvier 1945 : Création de la commission des prisonniers et déportés.
    La gratuité scolaire (fournitures) et enseignement, depuis 1929 et abrogée en 1940, est rétablie.
    Lettre C.R.F.J. pour dons livres établissements scolaires à l’Alsace.
    Le Comité secret (CCAS aujourd’hui): accepte les demandes d’assistance médicale gratuite de 6 personnes.
    Problèmes causés par la destruction des ponts, le bac est la seule voie de communication.
    22 mars 1945 :
    Allocations journalières aux femmes en couche.

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    PANNEAU VI

    Le bien commun est ce qui désigne  le bien partagé par les membres d’une même communauté,

    au sens spirituel et moral du mot aussi bien qu’au sens matériel et pratique..

    LE BIEN COMMUN 1930-1960

    août 1944 Promulgation du rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental.
    20 août 1944 : Exil de Pétain, fin du régime deVichy.

    Pierre Laroque, initiateur de la Sécurité Sociale avec Ambroise Croizat.

     

    25 août 1944 : Libération de Paris.
    23 novembre 1944 : Libération de Strasbourg.
    13 décembre 1944 : institution des Houillères du Nord-Pas-de-Calais.
    18 décembre 1944 : contrôle de l’État sur la marine marchande.
    16 janvier 1945 : nationalisation des Usines Renault avec confiscation des biens de Louis Renault.
    22 février 1945 : institution des comités d’entreprise.
    26 avril 1945 : Arrestation de Pétain, fin de la Commission gouvernementale de Sigmaringen
    8 mai 1945 : Victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie : fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.


    29 mai 1945 : transfert à l’État des actions de la société Gnome et Rhône.
    26 juin 1945 : transfert à l’État des actions des compagnies Air France et Air Bleu.

    2 septembre 1945 : Actes de capitulation du Japon : fin de la Seconde Guerre mondiale en Asie-Pacifique. Hô Chi Minh proclame l’indépendance de la République démocratique du Viêt Nam. Début de la décolonisation.
    4 octobre 1945 : Mise en place de la sécurité Sociale et des Allocations Familiales.

    17 octobre 1945 : Statut du fermage et du métayage.
    2 novembre 1945 : Promulgation de la loi constitutionnelle.
    2 décembre 1945 : nationalisation de la Banque de France et de quatre grandes banques de dépôt.
    18 janvier 1946 : Dépôt à l’Assemblée de projets de loi sur la nationalisation de l’électricité et du gaz.
    21 février 1946 : Rétablissement de la loi des quarante heures .
    25 avril 1946 : Extension du nombre et des attributions des comités d’entreprises .
    26 avril 1946 : Généralisation de la Sécurité Sociale
    incluant la Retraite des vieux.

    27 octobre 1946 : Promulgation de la Quatrième République.

    Le 15 mai 1945. sont élus Chambon Marc (Maire,) Mme Sergenton Camille épouse Kamiski, René Barat, Chor Georges, Beauduc Alfred, Vincent Abel, Jaurand Robert, Seuve Ernest, Destruhaut Louis, Chambon Marc, Bournazel Henri, Lafarge Jean, Bitard André, Robert (?) Pomport André, Biaud Jean, Merveilleau . Georges, Gouneau Pierre, Bartholomé Pierre, Roy Jeanne épouse Sicard, Faucher Madeleine épouse Garrau Fonneuve, Roger Franck.

    26 mai 1945 : Don du livre de Pierre Simondet : « À la recherche du bon sens pour le bien public » à la municipalité. (!!)
    5 juin 1945 : Mauvais gestes d’un conseiller et du mari d’une conseillère ?
    14 juillet 1945 : Plantation d’un arbre de la liberté au jardin public.
    5 juillet 1945 : Études pour la création de salles de réunion dans des immeubles appartenant à la ville.
    Reçu un deuxième exemplaire : « À la recherche du bon sens pour le bien public ».
    7 aout 1945 : Emprunt de la mairie auprès de M. Henri Imbert.
    La formation d’un comité des fêtes locales est à l’étude.
    4 septembre 1945 :Classement de la commune en deuxième zone pour les cartes d’alimentation : à ce titre elle reçoit son approvisionnement directement de Bordeaux, seuls fruits et légumes
    proviennent de son environnement.
    La ville de Ste-Foy est productrice de rien, ne vit que par son commerce de vin.
    Demande être classée dans une zone supérieure.


    Vœu d’une entraide pour offrir du bois aux foyers les plus défavorisés.
    13 septembre 1945 : Vœu pour l’ouverture des magasins jusqu’à 19h pour que les employés puissent faire leurs courses.
    2 octobre 1945 : Projet de comice agricole et exposition artisanale cantonale.
    6 novembre 1945 : Approvisionnement en poissons de mer !
    Prise en charge des visites médicales scolaires égale pour le public et le privé.

     

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    PANNEAU VII

    Le bien commun est ce qui désigne  le bien partagé par les membres d’une même communauté,

    au sens spirituel et moral du mot aussi bien qu’au sens matériel et pratique..

    LE BIEN COMMUN 1930-1960

    L’Empire colonial français devient l’Union française et les DOM-TOM, abolition de l’indigénat.

    Gouvernements
    « Après le 27 juin 1944, la France devient un pays allié à part entière, la France est, lors de la création de l’Organisation des Nations unies, l’une des cinq grandes puissances à occuper un
    siège permanent au sein du Conseil de sécurité. »

    1. septembre 1944 – novembre 1945 : Charles de Gaulle I
    2. novembre 1945 – janvier 1946 : Charles de Gaulle II
    3. janvier – juin 1946 : Félix Gouin
    4. juin – novembre 1946 : Georges Bidault
    5. décembre 1946 – janvier 1947 : Léon Blum

    Chef de l’État : Président de la République
    Le poste de chef du gouvernement et de chef de l’État sont confondus
    Parlement français :
    – Chambre haute (Sénat), assemblé pour la dernière fois en 1940, le Sénat se reforme le 24 novembre 1946.
    – Chambre basse (Assemblée Nationale).
    Assemblée consultative provisoire d’Alger (novembre 1943 – juillet 1944) puis Assemblée consultative provisoire de Paris (novembre 1944 – août 1945), puis Assemblée constituante de 1945 (novembre 1945 – juin 1946), puis Assemblée constituante de 1946 (juin 1946 – novembre 1946)

    Les lois sociales :
    La Sécurité Sociale 19 octobre 1945.
    Les Allocations familiales 22 août 1946.
    Le droit de vote des femmes 21 avril 1944 confirmé le 5 octobre 1944.
    Les lois économiques :
    La reconstruction.
    Les restrictions.
    Les nationalisations.
    La réorganisation de l’agriculture.
    La culture l’éducation :
    Les lois Malraux .
    19 octobre, loi sur le statut de la fonction publique.

    Les projets :
    Construction d’un marché couvert,
    Aménagement d’un terrain et d’une salle de sport,


    Plan d’urbanisme et régionalisme,
    Construction de maisons ouvrières,
    Aménagement d’un local destiné à abriter le matériel des pompiers,
    Incinération des ordures ménagères,
    Le lycée,
    L’aérodrome,
    La piscine, le second pont,


    Participation au développement de l’hôpital.

    Après août 1944 le Pays foyen revit. Tous aspirent à plus de liberté, de justice sociale, de bonheur.
    Dans cet élan d’entraide qui caractérise les années 1946/1950 les associations laïques sortent du sommeil imposé par Vichy et même se multiplient : aides aux familles en difficultés, aides aux écoles publiques, organisations d’évènements festifs dans un même élan de solidarité et de plaisir retrouvé à vivre ensemble. Les matchs de foot et de rugby, les régates du Club Nautique, les bals des associations laïques, les concerts de la Croix Rouge, les kermesses, la chorale de l’Avenir.

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    PANNEAU VIII

    Le bien commun est ce qui désigne  le bien partagé par les membres d’une même communauté,

    au sens spirituel et moral du mot aussi bien qu’au sens matériel et pratique..

    LE BIEN COMMUN 1930-1960

    Les Lois Malraux à partir 1960 :
    4 août 1962 : Création des secteurs sauvegardés.

    Défiscalisation de la restauration immobilière.

    18 mai 1951 : Création du 1% artistique chaque établissement d’enseignement nouveau doit consacrer 1% de son prix (hors taxes) à une œuvre artistique.
    Extension progressive aux autres établissements publics à partir 1972.

    16 novembre 1945 : Création du comptoir à tabac.
    1945 création de l’Amicale des Anciens élèves de l’école Publique de garçons, qui deviendra mixte en 1951.
    4 décembre 1945 : Aménagement de la salle des mariages.
    6 février 1946 : les Sapeurs pompiers de Ste Foy font partie du centre de secours de l’organisation départementale.
    Ravitaillement en lait.

    Œuvre du foyen Paul Corriger dans la poste. (1% Malraux)

    Œuvre du foyen Paul Corriger au lycée. (1% Malraux)

    Œuvre du foyen Paul Corriger dans la gare. (1% Malraux)

    Réfection des toilettes au foirail et expulsion des nomades.
    1947 Céation de l’Amicale des anciens élèves de l’école supérieure ou Amicale Reclus

    L’usine à gaz est remise en fonctionnement

    25 octobre 1949 sont élus Mm. Meynard, Jousset, Jaurand, Seuve, Labrousse, Chor, Chabrouly, Bournazel, Vincent, Beauduc, Chambon (maire), Bitard, Merveilleau, Noyer, Bartholomé, Destruhaut, Grand, Lalane, Regnier. Mme Garrau Fonneuve, Mme Kamiski.
    Cette majorité réélue jusqu’en 1959 lance plusieurs grands projets :
    Réfection et extension du réseau d’égouts,
    Construction d’une salle municipale des fêtes,
    Agrandissement des écoles et construction d’une cantine scolaire

    Démolition place de la mairie avant la construction de la nouvelle poste. 1959.

    Sont réalisés :
    1959 le lycée et le nouveau pont
    1961 l’école maternelle
    1962 le camping
    1964 la piscine

    1970 la salle des fêtes, l’aérodrome, etc.

 

 

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