LA TRAVAIL EN PAYS FOYEN DE 1255 À NOS JOURS

Les Reclusiennes  juillet 2019

Exposition réalisée avec la participation des Amis de sainte Foy et de sa région.

  • DÉFINITION DU TRAVAIL

     Nous avons utilisé comme base l’ouvrage de Gérard Noiriel : une histoire populaire de la France, édition Agone, 2018. Les citations en sont extraites, sauf mention contraire.

    Un travail de subsistance : produire de quoi nourrir sa famille.Produire un surplus pour la vente.Les rentiers.Les possédants de la terre et des moyens de production.Les outils.Les industries   (faïencerie Brian, tissage du lin ).

     

    Evolution de la technique, des outils et « machines ».Le boum démographique du XVème siècle amène un morcellement des terres (partage lors des héritages).Pour beaucoup la propriété exploitable est insuffisante et ils complètent par un travail chez les plus gros exploitants.

      » À partir de 1750 de nombreuses innovations techniques et une forte poussée démographique ont rendu possible les révolutions agricoles et industrielles qui vont bouleverser l’organisation économique et sociale de l’Europe tout au long du XIXème siècle. »

    [Aléas climatiques en 1765-1830 : gels , inondations (1902, 1944) pluies, sécheresses.

    La modification de l’outil de travail modifie le temps de travail, le travail et les travailleurs.Évolution de la taille des exploitations au XXème siècle en Aquitaine et pays foyen. Les propriétés agricoles (viticoles essentiellement) grossissent, passent aux mains d’investisseurs qui font appel à des prestataires de services qui utilisent une main d’œuvre précaire en CDD et temps partiels (le couloir de la misère).Le passage de  la polyculture à la monoculture diminue le personnel nécessaire.Les services publics et administratifs très développés avec la révolution subissent au XXème une cure d’amaigrissement sévère du fait de l’informatique et de la décision des gouvernements de réduire le nombre des fonctionnaires.Jusqu’à la fin du XIXème Sainte Foy est célèbre pour la qualité de son tissage, en particulier de la serge (lin et/ou laine)

     

    Des entreprises de services apparaissent.

    Pas d’usines sauf de transformation agricole : la Fromagerie des Chaumes (ex-Petit Laurentais en 1979), la Compagnie des Pruneaux (ex-établissements Brisson en 2014), Valcodor  (1959-1993 ?), les coopératives vinicoles, les établissements Grenouilleau (1820-2003).

     Seule une usine de prêt-à-porter Saint Joseph (de 1964 à 1976) et de 1978 à 1994 ( devenue Ascension 33) rue de la République.

     

     

     

  • QUI TRAVAILLE ?

    Au Moyen-âge la féodalité s’impose à partir du XIème siècle comme un nouveau mode de domination de l’homme par l’homme.Les esclaves : une « marchandise » sans aucun droitLes serfs  : propriété d’un autre homme mais libre de se marier, d’acheter une terre, avec une existence juridique, ils sont attachés à une terre.

    Les affranchis.Les hommes libres.Les nobles et les soldats.Les religieux  (actifs et contemplatifs).

    .Partage du travail : le peuple travaille. 

    le religieux prie.

      le soldat défend.                            

     le seigneur règne.

    « la militarisation de l’espace illustrée par la prolifération des châteaux forts, eut pour conséquence de fixer l’organisation spatiale… le domaine exploité directement par le seigneur grâce aux serviteurs et serfs et les tenures (tènement en pays foyen) exploitées par les paysans libres mais assujettis aux corvées et impôts »En 1315 ouis X dit « Le Hutin » abolit l’esclavage.Philippe Le Bel instaure la taille (1314) et la gabelle (1343)Entre 1440 et 1560 la population double et atteint entre quinze et vingt millions d’habitants en France.  » Ces progrès furent la conséquence heureuse de la fin de la Guerre de cent Ans et du recul des épidémies. »[/column]« la militarisation de l’espace illustrée par la prolifération des châteaux forts, eut pour conséquence de fixer l’organisation spatiale… le domaine exploité directement par le seigneur grâce aux serviteurs et serfs et les tenures (tènement en pays foyen) exploitées par les paysans libres mais assujettis aux corvées et impôts »En 1315 ouis X dit « Le Hutin » abolit l’esclavage.Philippe Le Bel instaure la taille (1314) et la gabelle (1343)Entre 1440 et 1560 la population double et atteint entre quinze et vingt millions d’habitants en France.  » Ces progrès furent la conséquence heureuse de la fin de la Guerre de cent Ans et du recul des épidémies. »

    8 août 1779 abolition du servage (sauf dans les colonies).16 pluviôse an II (1794)  abolition de l’esclavage dans les colonies.20 mai 1802 Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage dans les colonies.27 avril 1848 abolition de toutes formes d’esclavage.L’embauche se fait en général à la fin Michel (fin septembre) après les moissons  pour une ou plusieurs années, ainsi que  les  métayages et fermages.[

     

     

    boucherie Imbert

     

     

     

     

    patisserie Tessier

    1956, place Jean Jaurès

    la moisson

    le feuillardier

  • QUELS MÉTIERS ? SPHÈRE PUBLIQUE, SPHÈRE PRIVÉE

     

     

     

     

    Pompom attelé au tombereau

    fabrique de sièges rue Victor Hugo

    trame de la serge

  • LE RENDEMENT AU TRAVAIL

    Au Moyen-âge une vache laitière donne 8 à 13 litres  de lait par jour, aujourd’hui en moyenne 28 litres.Au Moyen-âge une vache donne 150 à 170 kg de viande désossée,  aujourd’hui 250 kg en moyenne.An Mil : 1 grain semé donne 2 grains récoltés.En 1200 : 1 grain  semé donne 3/4 grains.Au XV-XVIème siècles : 1 grain semé donne 5/7 grains.En 2013 :  on récolte 8 tonnes de grains à l’hectare soit 60 grains pour 1 planté.Entre le XIème et le XIVème siècle le développement du commerce et de l’artisanat entraîne la multiplication des corps de métiers qui contrôlent la formation, la concurrence et la qualité.Suppression de l’élevage en ville en 1959 par la municipalité (par salubrité).L’évolution du bâti dans la bastide entraîne l’externalisation des artisans et grands commercessur les communes périphériques. Ce bâti représente  92 % de sa superficie. en l’an 2000.

     

    En janvier, ils curaient les fossés à la houe.
    En février, ils étalaient le fumier sur les terres avec bêche et houe.
    En mars, ils taillaient les vignes à la serpe.
    En avril, ils tondaient les moutons aux ciseaux (appelés forces).
    En mai, le seigneur chassait au faucon. Les paysans, quant à eux, attendaient le moment de la récolte.
    En juin ils fauchaient l’herbe à la faux.
    En juillet, ils moissonnaient à la faucille.
    En août, ils battaient le blé au fléau sur l’aire du village..
    En septembre, ils semaient à la volée.
    En octobre, ils pressaient le raisin aux pieds dans une cuve.
    En novembre, ils cueillaient les glands pour les cochons.
    En décembre, ils tuaient les cochons. 

    magasin David, place de la mairie

     

     

     

     

    RELIGION ET TRAVAIL

    Les protestants « valorisent » le travail par opposition aux catholiques avec leurs nombreuses prières quotidiennes et la contemplation des religieux. »Les guerres de religions furent l’une des principales conséquences des transformations  économiques et techniques de l’époque… L’aristocratie et la bourgeoisie urbaine trouvèrent (dans le discours réformateur) des arguments pour s’émanciper de la tutelle royale »L’église et le pouvoir royal sont perçus comme des prédateurs, l’impôt le plus lourd étant la dîme pour les masses rurales. »La révolution industrielle bouleversa le paysage jusque là immuable d’une France structurée par un ordre social rural injuste et violent envers les paysans pour le remplacer par un ordre bourgeois à bien des égards encore plus violent et injuste pour les ouvriers ». (Jean Moïse Braitberg. « Incroyables croyances »)

     

     

  • AU MOYEN-ÂGE,  AU TEMPS DES GUERRES DE RELIGION,

    LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE.

    LE TEMPS DE TRAVAIL

     

    Le manse (propriété suffisamment grande pour nourrir une famille).Le journal ( (1/4 d’hectare environ, surface labourable en un jour par un homme) .

    Le ténement (surface louée ou prêtée au paysan libre en fermage ou métayage).La journée (du levé au coucher du soleil)L’heure solaire.

    « on ne se situe  pas dans le temps par les heures mais par les multiples prières qui régentent le quotidien : matines (au point du jour), Laudes, Primes, Tierces, Sextes (midi), Nones, Vêpres  et Complies (après le coucher du soleil). »

     

    Le temps de travail, variable suivant les saisons et les métiers, commence  en général après les Matines et se termine avant les Complies.7 à 8 heures en hiver, 14 heures en été.La semaine  : le dimanche est consacré à Dieu, le travail est interdit dans tous les registres de métiers sauf pour les soins aux animaux.L’année :  fêtes populaires et fêtes religieuses (environ 27 jours dédiés dont l’Annonciation, la Toussaint.)Les jours de foire : une par mois puis quatre (janvier, mars, juillet et novembre à Sainte Foy).La gerbebaude  à la fin  des moissons.     La gerbaude à la fin des vendanges.  Soit 1/3 des 365 jours  sont chômés. le travail de nuit est exceptionnel.

     

     

     

     

     

     

     

    TRAVAIL DES FEMMES.

     3  juillet 1916 : pour les femmes de 18 à 21 ans temps limité à 10h/jour.

    Travail de nuit interdit aux femmes de moins de 18 ans.

     

     

    GÉNÉRAL.

    9 novembre 1853 : Napoléon III instaure des congés payés pour les fonctionnaires.

    Avril 1919 : la journée de travail est fixée à 8 h.1936 : instauration de la semaine de 40 heures mais jusqu’en 1960 la durée effective est entre 45 et 60 heures.1936 : le Front populaire impose 15 jours de congés payés pour tous.

    1953  :  3 semaines.1954  :  4 semaines.1982  : 5 semaines.1 février 1982  : la semaine de 39 h.19 février 1998 : semaine de 35 heures

    .CDD, CDI, Temps partiel, missions, titulaires et vacataires.

     

     

  • APPRENTISSAGE, ORGANISATION DU TRAVAIL

    L’APPRENTISSAGE

    Au moyen âge il dure entre 2 et 14 ans suivant les professions : l’apprenti est nourri, logé, très souvent dans la famille du maître.

    Contrat d’apprentissage obligatoire à partir 1851.1863 : création de l’enseignement secondaire spécial.

    1871 : création du réseau des écoles d’enseignement technique.L’éducation.L’enseignement technique.CET.Lycée professionnel.Éducation  maternelle primaire secondaire  CAP BEP bac technologique.École obligatoire.

    L’enseignement devient laïque et gratuit à partir de 28 mars 1882 (loi Jules Ferry) de 6 ans à treize ans, 14 ans en 1936, 16 ans en 1959.

    La coopération à partir de mai 1965.(loi Mesmer).

    Le service civique (2010).

    ]

     

     

     

    CHRONOLOGIE DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES

    École maternelle :
    Bonne d’enfants avant 1819 puis salle d’asile de 1857 à 1882
    École maternelle à partir de 1882, les bâtiments sont inaugurés en 1912

    École Primaire :

    Pour les garçons : école mutuelle Mestre en 1830, dirigée par M. Dubois de 1831 à 1843, puis par M. Becker de 1844 à 1865, puis par M. Winckler puis M. Dubourg. En 1882 elle devient l’école primaire laïque de garçons.
    Pour les filles : école protestante pour les jeunes filles de Mme Dupuy en 1818. Mme Zélie Fosse de 1851 à 1858 ; Mlle Herding de 1858 à 1879. En 1882 elle devient l’école laïque primaire de
    filles.
    L’école primaire est inaugurée en 1907.
    Dans les années 1950/1965 on utilise 3 salles en annexe sur l’avenue Paul Bert.
    Après le CM2, on entre en 6ème au Collège Moderne. Ou bien on entre à l’École Primaire Supérieure de filles ou celle de garçons pour passer le certificat d’études primaires et pourquoi pas prolonger jusqu’en 3ème (les cours ont lieu dans ce qui est aujourd’hui la résidence Ferbayre). On y trouve aussi les cours pour ceux qui sont en apprentissage. Ce bâtiment deviendra le LEP (Lycée d’Enseignement Professionnel).
    Le collège devient totalement mixte après 1945. Il s’appelle cours complémentaire mixte. Il devient CEG en 1960, puis 1er cycle du lycée en 1969. Au CEG (collège d’enseignement général) les 6èmes ont cours au 61 rue Langalerie . On y trouve aussi l’internat des filles jusqu’à la construction du nouveau lycée.
    En 1967 l’école primaire est restructurée et agrandie, l’ancien préau laisse la place aux salles Jules Ferry actuelles pour accueillir les élèves du collège trop nombreux dans les salles du lycée et au Priolat. Elle devient mixte en 1969.
    Le lycée Reclus (avenue de Verdun) est ouvert en 1959, mais il y a tellement d’élèves que l’établissement du Priolat est utilisé jusqu’en 1975 comme internat (pour les garçons) et comme lieu de classes pour le 1er cycle.. Après le brevet on passe à l’école supérieure (le Priolat), qui devient lycée en 1960, ensuite CES en 1969, puis Lycée Mixte puis Lycée Nationalisé.

    Enseignement professionnel :
    Le CET collège d’enseignement technique.
    Le LEP lycée d’enseignement professionnel.
    Le Lycée professionnel, devient Lycée Professionnel Régional.
    Le nouveau collège de Mézières ouvre en septembre 1991.
    Lycée et Lycée professionnel sont regroupés en octobre 2000.

     

  •  

    SALAIRE, GREVE, TRAVAIL E TPOLITIQUE

    SALAIRES

    Paiement en nature.
    Évolution des salaires.
    Salaires femmes / hommes / enfants.
    Le Smic.
    Compléments au salaire.
    Beaucoup de petits exploitants complètent par un travail chez un patron dès le moyen âge.
    Travaux d’Utilité Collective (1984-1990).

    Revenu Minimum d’Insertion (1988-2009).
    Revenu de Solidarité Active (à partir de 2007).
    Plan de Compétitivité et l’Adaptation des Entreprises 2017.
    Pacte National pour la croissance, la compétitivité et l’Emploi (Pacte) en 2016.
    Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi CICE (2013) supprimé début 2019.

    LES GRÈVES

    Le Front Populaire impose une hausse des salaires de 7 à 15 %.
    Mai 1968 : le Smic augmente de 30 %, les autres salaires de 12% en moyenne.

    Les Gilets Jaunes (2018-2019) :
    Reconnaissance sociale et le droit à vivre dignement.
    Revendications sociales et fiscales.
    Retours des services publics locaux.

    « Dès le milieu du XVIIIème siècle, le patronat avait donc compris que le chômage était la meilleure arme pour anéantir les résistances ouvrières »

    TRAVAIL ET POLITIQUE

    Le travail devient un outil de domination d’une classe sociale sur une autre.

    Non seulement le salaire minimum (SMIC) ne pénalise pas l’emploi mais il diminue le nombre de morts prématurées en permettant aux travailleurs de mener une vie moins stressante et plus saine. Gilles Raveau. Alternatives économiques, 2019.

    « Les barbares qui menacent la société…. sont dans les faubourgs des villes manufacturières. Une population de prolétaires qui s’agite, qui frémit » 1831, Saint-Marc Girardin, journaliste.

    Le Maréchal Pétain choisit la devise : Travail, Famille, Patrie », son gouvernement participe à la mise en
    place du STO. Il crée la Révolution Nationale avec l’idée du « retour à la terre », met en place le Service
    Civique Rural qui enverra 15 adolescents foyens en 1943 participer à l’assainissement de la vallée des Beunes (les Eyzies).

    « Plus de 300 soldats originaires du canton de Sainte-Foy sont faits prisonniers, dont une centaine à Sainte Foy fin 1942-43 ». Jacques Reix, chroniques des années de guerre en pays foyen.1995.

    En 1942 le gouvernement, sur demande de l’occupant, met en place le Travail Volontaire en Allemagne. Devant son peu de succès le Service Travail Obligatoire est instauré en 1943.

    Conseil municipal de Sainte-Foy-la-Grande

    Séance du 17 mars 1943

    «[…] Départ des jeunes pour l’Allemagne.
    Monsieur le maire expose au conseil dans quelles conditions se sont déroulées les opérations de recensements et d’envoi de jeunes en Allemagne. Il indique les mesures qui ont été prises en faveur des jeunes avant leur départ, et celles qui seront prises en faveur de ceux qui sont restés : création d’un fichier, aide aux parents dans le besoin etc…
    Le conseil approuve toutes ces mesures.
    Monsieur le Maire donne lecture d’une lettre de Monsieur le sous-préfet, marquant sa satisfaction des initiatives citées ci-dessus.[…] »

     

     

     

     

     

  • TAXATION DU TRAVAIL

    Paiement en nature.
    En journées de travail.
    En numéraire.
    La gabelle : impôt sur le sel
    La taille : impôt pour les dépenses courantes de l’état, la commune (pour le seigneur puis directement pour le roi à partir du XVIème)
    La dîme : impôt en nature prélevé sur l’agriculture et l’élevage (pour le clergé)
    Le logement des troupes ou subsistance chez l’habitant qui doit l’ustensile au soldat (lit, pot de vin et verre, écuelle , une place près du feu, la chandelle)
    L’essentiel du logement est supporté par le paysan et le petit peuple, les autres préférant verser une somme négociée avec les chefs.
    Taxe sur le transport des marchandises, péages.
    La corvée
    Le cens (pour avoir le droit de travailler la terre du seigneur)
    L’entretien des défenses; les gardes de la ville (guerres de religion).
    Les banalités (four, moulin, etc) au seigneur.
    Droits de douane entre provinces, octroi des villes, péage des ponts (tous supprimés par la révolution).
    Emprunts forcés.
    Impôts extraordinaires.
    Avant 1789 l’individu dépend de son roi, de son seigneur et de son évêque (curé localement) mais aussi des autorités municipales s’il habite en ville, autant de niveaux de taxations.
    1901 : création de la taxe foncière.

     

    LES RÉVOLTES

    L’augmentation de la population au XIVème et XVème siècle entraîne le morcellement des exploitations et domaines vers l’appauvrissement.
    La révolte des « Pitauds » en 1548 contre la gabelle en Gironde, Périgord et Charente.
    1595 révolte des croquants.
    Les masses populaires se révoltent contre le tour de vis fiscal imposé par le roi.
    1635 : révolte avec Ribeyreix 10 mai 1637 prise de Bergerac et tentative pour prendre Sainte-Foy (La Forest et Ribeyreix)     

    1638-1642 :Pierre Grellety et les Croquants du Périgord.
    1675 : la révolte du papier timbré (pour les actes officiels et notariaux en particulier).                                                                                                 
    Colbert met en place la monarchie administrative centralisatrice.
    1758 : émeute frumentaire à Bergerac.
    1788-1789 : de grandes disettes dans toute la France.
    1791 : révolte des métayers.
    La révolte du 8 mai 1773 remonte la Garonne et la Dordogne et arrive à Bergerac le 22 mai.
    1777 : révolte en août suite à disette.

    Et le plus célèbre : « Jacquou le croquant » d’Eugène Leroy..

    « … mais ces gains ne sont pas partagés avec la plus basse classe; la pauvreté avec le progrès est la grande énigme de notre temps… » Henry Georges. Progress and Poverty. 1882.

     

     

  • CHOMAGE E T PROTECTION SOCIALE

    L’hôpital au Moyen-âge accueille malades et pauvres.
    1724 : ordonnance contre le vagabondage
    1764 : création des dépôts de mendicité
    Les ateliers nationaux à partir de 1846 financent une partie de la construction des quais foyens pour donner du travail.
    1994 Caisse nationale d’assurance –chômage pour aider les travailleurs licenciés.

    1852 : loi sur les sociétés de secours mutuels
    1863 Elie Reclus est membre fondateur de la Société du Crédit au Travail pour favoriser la création des sociétés ouvrières qui militent pour la retraite, l’aide après les accidents du travail, partager le travail, défendre l’ouvrier face au patron.
    La grande dépression entre 1882 et 1886 invente le mot « chômage »
    Bureau de bienfaisance
    Aide aux indigents
    Emmaüs 1954                                                                                                                                                                     
    Les resto du cœur en 1985
    L’épicerie solidaire en 2008
    Terre des enfants (vers 1995 ?)
    Les graines de l’espoir (2013)
    Les Râteleurs (2015)
    Kiwanis (1987), Lion’s club (1992), Rotary (1975)
    Diverses associations laïques à partir de 1892 jusqu’à nos jours
    Catholiques et protestants ont aussi leur aide aux plus pauvres
    À l’échelon national : la CAF dès 1945
    La CMU en 2013
    L’Aide Complémentaire santé en 2015
    La prime d’activité en 2016

    Les syndicats patronaux

    1864 Le comité des Forges
    1887 Comité des houillères
    1899 Comité des filateurs de coton
    1901 Union des industries et métiers de la métallurgie
    1903 Comité des armateurs de France
    1919 Groupe d’étude des grands magasins
    1919 Confédération Générale de la production française, devient le CNPF en 1946 puis le MEDEF en 1998
    1946 La FNSEA

    les syndicats ouvriers

    1791 Suppressions des corporations au nom de l’égalité pour tous
    1833 Association typographique et philanthropique de Nantes
    1864 Suppression du délit de grève et de coalition
    1869 Création des chambres syndicales
    1886 Fédération Nationale des syndicats
    1887 Syndicat des employés du commerce et de l’industrie, deviendra la CFTC en 1919.
    1895 La C.G.T.
    1940 Pétain dissout les centrales syndicales ouvrières et patronales.
    1947 Force Ouvrière.
    1964 C.F.D.T.

    évolution du chômage dans la CDC dont Sainte-Foy 29 % en 2016.

    Année

     

    2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
    pourcentage 8.7% 8.8% 9.2% 8.1% 7.8% 9.7% 10.1% 10.4% 11.6% 12% 11.6% 11.75% 11%

  • APRES LE TEMPS DE TRAVAIL, LA RETRAITE

    L’aide aux vieux.
    L’ entraide, les bureaux de bienfaisance, les sociétés de secours mutuels.
    L’aide aux indigents.
    Caisses de secours.
    Développement des services sociaux.
    L’hospice.
    Louis XIV instaure le premier régime de retraite pour les marins.
    Vers 1930 retraite ouvrière et paysanne.
    1945 : Sécurité sociale avec son assurance –vieillesse (ouvriers et employés).
    1947 : Agirc (pour les cadres.
    1949 : CNavpl (prof libérales) Cancava (artisans) Organic ( commerçants et industriels).
    1959 : minimum vieillesse.
    1961 : Arrco (complémentaire).
    1972 : la retraite complémentaire devient obligatoire.
    Au XXème siècle la famille multi-générationnelle éclate, l’hospice puis l’hôpital qui accueillaient les indigents mais aussi les vieux sans famille et les dépendants inventent les maisons de retraite.
    Les Ehpad / maisons de retraite.

     

     

     

    Dès 1278 on trouve trace d’un hôpital du Saint Esprit à Sainte Foy. Qualifié de ‘vieult » en 1540 il est transféré dans l’ancien couvent des Cordeliers. Longtemps l’hôpital a une double fonction : s’occuper à la fois des malades indigents et des pauvres (soins gratuits et parfois nourriture). Les riches se font soigner à domicile.
    En 1792 l’hôpital s’installe entre les rues Chanzy, Waldeck-Rousseau, Langalerie à l’emplacement de la résidence René Ferbayre.
    Dépôt de mendicité ouvert le 17 novembre 1842.
    En 1908 le nouvel hôpital est bâti route de Bergerac intégrant l’ancien collège catholique.
    (Histoire de l’hôpital. André Prunis. Amis de Sainte-Foy.1994).

    LOISIR OU COMPLÉMENT

     

    Beaucoup possèdent ou exploitent un jardin en complément nécessaire avec souvent un petit élevage.Pour les loisirs au Moyen-âge : les foires, les fêtes religieuses, les mariages, les cérémonies…Au XIXème les bals, les spectacles, l’arrivée du cinéma…AU XXème … (« la société de loisirs »).

     

     

     

    ET DEMAIN ?

    Modification du travail en fonction de l’intelligence artificielle. 
    de l’écologie.

    Revenu de base ou universel ?

     

     

     

     

     

     

     

 

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